PRIX DE PEINTURE DE SAINT PAUL 2015
Le 6 Juin dernier la sortie de fin d'année nous emmenés jusqu'à Lens au Musée du Louvre.

PROGRAMME : la visite de l'exposition tempoiraire sur RUBENS le matin et la galerie du temps, la collection permanente l'après midi.
Le midi déjeuner dans un petit restaurant typique CHTI, le patron très sympa et un menu local: crême brulée au maroille, carbonade, et sorbet chicorée.
Pour complèter votre visite, vous pouvez aller regarder l'album photo "LOUVRE LENS"

Pour commencer, une video extraite du film de Wim WENDERS "End of Violence". Pour y accéder cliquer ici et comparez avec le tableau d'Edward Hopper.

Dès son achèvement en 1942, Nighthawks est considéré comme une réalisation importante et est acquis l'année même par l'Art Institute of Chicago. Il est aujourd'hui le plus célèbre tableau de Hopper, icône de la culture américaine, retravaillé et parodié de nombreuses fois dans la culture populaire. Le motif est inspiré d'un bar-restaurant se tenant à l'un des croisements de Greenwich Avenue, que Hopper fréquentait souvent.
Surprenant !
Edward HOPPER : né en 1882, mort en 1967
En 1899-1900, après la High-School, Edward Hopper fréquente la Correspondence School of Illustrating à New-York, une illustre académie de publicité. De 1900 à 1906, il fait des études à la New York School of Art, d'abord d'illustration, puis de peinture; il est l'élève de Robert Henri et de Kenneth Hayes Miller.
En 1906, Hopper se rend pour environ neuf mois en Europe. Il visite l'Angleterre, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Belgique, mais séjourne la plupart du temps à Paris. Il est surtout marqué par les grands peintres européens, Diego Velazquez, Francisco de Goya, Honore Daumier, Edouard Manet dont les œuvres lui avaient été d'abord présentées par ses professeurs de New York
Edward Hopper fait deux autres voyages en Europe en 1909 et 1910 mais ne subit pas l'influence du cubisme. Ses premières peintures, telles que Le pavillon de flore (1909) sont marquées par le réalisme et comportent ses caractéristiques de base sur les formes simples et les aplats de couleurs qu'il devait maintenir dans toute sa carrière. En 1912, il peint à Gloucester dans le Massachusetts et plus tard à Ogunquit dans le Maine. Bien qu'une de ses peintures, Sailing, ait été présentée à la célèbre exposition de l'Armory show de 1913 à New York, son travail suscite peu d'intérêt. Il est obligé de travailler comme illustrateur commercial toute la décennie suivante. De 1915, premières gravures à l'eau-forte, il en réalisera une cinquantaine jusqu'en 1926.
En 1920, le Whitney Studio Club lui permet de réaliser sa première exposition particulière d'huile sur toile de Paris, qui ne tarde pas à être suivie par une deuxième dès 1922. En 1923, il commence à peindre à l'aquarelle, il reçoit le "Logen Prize" de la Chicago Society of Etchers. L'année suivante, il expose toutes ses nouvelles aquarelles à la Franck K. Rehn Gale.
Clic sur le titre du tableau pour le découvrir.
Edward Hopper - Mansard roofs - 1923 - Aquarelle Edward Hopper - Le pont des arts - 1907- Aquarelle
En 1924 il épouse Joséphine Nivison, modèle et artiste peintre qui a aussi été l’élève d’Henri Robert. Leur vie de couple ne sera pas un long fleuve tranquille, Jo sera son unique modèle. De dos, de face, nue ou habillée, elle est l'unique femme des tableaux de Hopper. Une épouse nerveuse, tempetueuse, terre à terre, jalouse, et piètre peintre qui ne connut jamais la consécration.
1925, un tournant dans sa carrière, il vend sa première toile à plus de 40 ans.
1925, l'année ou il peint La maison près de la voie ferrée, une date pour l'art américain car elle marque son arrivée dans son style de la maturité. C’est à cette époque qu’il rompt avec la nostalgie de la France. Il commence à peindre de façon réaliste, avec le mode de vie américain, la vie américaine de tous les jours, l’american way of life. Les œuvres peintes en extérieur deviennent rares. Son inspiration est simple. Depuis son appartement de Greenwich, sans confort, qu’il habitera toute sa vie, il peint les toits de New York, les façades des immeubles, des stations d’essence, des chambres d’hôtels. Il s’inspire des attitudes des personnages et des angles de vue propres au cinéma et réciproquement . Ses œuvres sont énigmatiques et traduisent l’angoisse des femmes et des hommes des son temps Avec des couleurs froides, des jeux de lumière, ces toiles sont peuplées de personnages solitaires, silencieux, absents, dans l’attente, le désir, le temps, la mort .Il s’intéresse aussi à l’architecture des maisons, de la ville, aux grands espaces.
Cinéphile, l’artiste s’est nourri des films de l’âge d’or hollywoodien des années 1930 et 1940. "Quand je n’arrivais pas à peindre, disait-il, j’allais au cinéma pendant une semaine ou plus". Hopper n’a cependant jamais revendiqué la moindre influence particulière du cinéma sur sa peinture. Peut-être Hopper a-t-il utilisé les techniques de la mise en scène et du cadrage des films noirs expressionnistes des années 30 pour concevoir ses toiles. Le jeu des ombres et des contrastes, la construction d’une image fortement géométrisée en seraient les paramètres les plus évidents. Mais, au jeu des correspondances, c'est toujours le peintre qui est en avance sur le cinéma.
Pour visionner de nombreux tableaux il vous suffit d'un clic ici ou bien là.
J 'espère que ce petit résumé permettra, à ceux qui n'ont pu se déplacer pour la visite de l'exposition, d'apprécier l'oeuvre d'E HOPPER.
ce résumé a été réalisé grace a deux sites "Cineclub de Caen" et "Paperblog", je les en remercie.
Bonjour à tous
Petit rappel pour la visite de l'exposition HOPPER au Grand Palais jeudi prochain
tous les détails en cliquant sur la page " Programme novembre 2012"
A bientôt
Myriam
A notre arrivée, grande surprise, il n'y a pas de conférencier, s'en suit une petite altercation un peu agressive de ma part avec la jeune responsable des réservations du Musée qui se termine par une scéance de larmes. Ne voulant pas la traumatiser outre mesure, j'arrête la discussion improductive de toute façon. Je me serais mal exprimée dans mon message de réservation. je rédige pourtant toutes mes réservations de la même façon " visite d'un groupe avec conférencier" et dans tous les musées ça ne pose pas de problème. Heureusement grace à l'intervention d'une amie, Anne-Chantal, qui travaillait au Musée Montmartre mais qui vient de se faire licencier par le nouveau propriètaire, l'assistante de conservation du musée nous rejoint alors que nous débutons la visite.
La première salle est consacrée à l'ambiance Montmartre dans les annéesn1880, à Rodolphe SALIS, fondateur du Cabaret du Chat Noir en 1881, avec Emile GOUDEAU, STEINLEN, créateur de la fameuse affiche retenue pour l'exposition, et WILETTE , créateur d'affiches, de couvertures et d'illustrations pour des livres.
Salis privilégie l'ambiance bohème de Montmartre et sélectionne les clients parmi les poètes et les peintres du temps qui fréquentent Montmartre. Lautrec, signac, Pissaro, Van Gogh, Seurat, Charles Cros, Verlaine, Richepin, Alphonse Allais. Quatre mois après l'ouverture du cabaret Salis crée la revue du Chat Noir dans laquelle tout ce petit monde, non conformiste, contestataire, voire anarchiste, publie. Dans le premier numéro Salis écrit, le Chat Noir va devenir le centre du monde, il disait vrai ! Le tout Paris se précipite dans le cabaret. Montmartre devient le pôle d'attraction de toute la population branchée de Paris, au détriment de Saint-Germain.

Dans la première salle trone ce protrait de Salis en hidalgo par Antonio de la Gandara.
En 1885 le Chat noir déménage dans un local plus grand, ou des fidèles du lieu vont créer et participer au fameux théatre d'ombre. dérrière ce qui s'apparente à un petit écran, jusqu'à 40 personnes vont collaborer à la création de la musique, des textes, participer aux mouvements des figurines, à la production des effets sonores, à la mise en lumière et aux effets de couleurs. C'est un succès colossal, on y croise le Prince de Galles, Jules Verne, Emile Zola, ..... Ce théatre d'ombre est reconstitué dans la deuxième salle. De grands panneaux de verre, avec des décors et des figurines.


Dans la troisième salle, un bar, quelques tableaux, et un piano sur lequel Satie, Debussy, ravel ont joué. Satie s'installe à Montmartre en 1887 après son sevice militaire, il y rencontre Verlaine et gagne sa vie comme pianiste au Chat Noir. Sur ce piano sera vraissemblablement composée la première Gymnopédie. Avec Maurice Ravel qui le prend en amitié, il fréquente les musiciens de l'époque, comme Claude Debussy, Francis Poullenc, Darius Milhaud... A cette époque la musique est interdite dans les cafés, elle favorise les rassemblements, discussions et troubles politiques. Malgré l'interdiction, Salis persévère, paie des amendes mais obtient finalement l'autorisation du Préfet de Police pour que la musique soit autorisée dans son cabaret.
La dernière salle est consacrée à la Commune, l'insurrection de 1871 commence à Montmartre. Sur les ordres de Thiers chef du gouvernement, l'armée vient récupérer les canons de la garde nationale à Montmartre. La population s'y oppose et fusille le général. La population fraternise avec les soldats, Thiers se réfugie à Versailles, des élections sont organisées par la Commune de Paris. Une partie de l'armée a suivi les Versaillais. Avec le soutien de Bismark qui libère 60000 prisonniers de guerre, un renfort qui lui permet d'investir Paris, d'en reprendre le contrôle après une répression sanguinaire. Le Musée présente des gravures, des articles de presse, quelques tableaux. Plus d'informations sur la Commune de 1871 en suivant ce lien. 
En conclusion, une exposition sympathique, dont l'intérêt est plus historique qu'artistique, beaucoup d'informations sur la vie parisienne de cette fin du XIX ème, période pendant laquelle Paris devient le centre artistique du monde entier.
Tes explications étaient bonnes et tout a bien fonctionné. Merci Bises Thérèse